dans LIBRES PROPOS & ÉDITOS

Evidemment le gouvernement, à travers la tentative maladroite de changement sémantique du terme «Sécurité sociale» dans plusieurs articles de la Constitution par celui de « Protection sociale », n’a évidemment jamais projeté un affaiblissement de la solidarité nationale.

Tout va rentrer dans l’ordre et, au côté de notre Sécurité sociale nationale, la Constitution intégrera sous une forme appropriée la notion de protection sociale. Histoire de légitimer le gouvernement à recourir à la loi pour l’universaliser davantage, notamment par la création d’une retraite universelle, captant les régimes complémentaires conventionnels et surtout leur « pognon dingue » (115 milliards d’euros de réserves nettes tout de même). Il s’agit donc de créer les conditions juridiques d’une nationalisation progressive des régimes de retraite complémentaires. Nous reviendrons cet automne sur cette question. Qui requiert un peu de recul pour en expliciter les enjeux.

Par-delà cet incident, la belle machine gouvernementale semble s’enrayer. Déjà ! Les erreurs et faiblesses de communication de certains ministres (la densité politique cela s’apprend aussi) et surtout une improvisation permanente se multiplient. Illustration d’une équipe épuisée, certainement, mais aussi sans véritable boussole.

Un peu de confusion n’est pas grave dans un contexte favorable. Où l’opinion serait sereine, solide quant au double sentiment d’équité et de cohérence d’ensemble. Mais c’est l’inverse qui prévaut. Et le fossé se creuse entre l’exécutif et le pays réel. Certes, réformer en France n’est pas chose aisée. Le « macronisme » atteint ainsi des limites. Le seul miroir du haut personnage qu’est le président, associé à des ambitions selon un format jugé autoritaire, ne saurait tenir lieu de doxa pérenne. C’est peut-être injuste pour certains, mais l’incompréhension devient considérable. Etonnante situation au demeurant, vu le contexte européen et international. Où l’image de la France s’est considérablement et objectivement améliorée.

Dans ce contexte, la procrastination de plusieurs réformes n’est peut-être pas la pire des solutions car, de bonne source, l’exécutif n’est pas prêt. Et pour cause ! L’opinion et les médias attendent de grandes annonces et des moyens afférents, alors que le gouvernement quête surtout une méthode pour engranger des économies.

Bonnes vacances à tous !

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