dans PRÉVOYANCE

En 2018 “les IP ont su garder le cap”, souligne Bertrand Boivin-Champeaux, directeur santé et prévoyance du Ctip.

L’année dernière, les cotisations ont atteint 13,4 Mds €, “un montant stable par rapport à 2017”, observe le centre technique.
La santé représente 6,6 Mds €, en baisse de -1,4% sous l’effet de la pression concurrentielle dans un marché impacté par l’Ani santé. “Comme nous l’avions prévu, la généralisation n’a pas conduit à un transfert massif des contrats individuels vers les contrats collectifs. Les tarifs sont désormais tirés au maximum et les marges de manœuvre inexistantes”, pointe Jean-Paul Lacam, délégué général du Ctip (photo). Les IP ont versé en moyenne 85€ de prestations pour 100 € de cotisation hors taxe. Les plus larges parts de prestations portent sur le dentaire (21,4%) et l’optique (20,2%).

Entre 2010 et 2018, les cotisations ont augmenté de +3% et les prestations de +3,2%. En parallèle, la pression fiscale sur les contrats collectifs s’est accrue de +18,4% (10,7% de hausse des taxes sur les contrats, 6% de fiscalisation de la part patronale, 1,7% de hausse de la CSG/CRDS). 
En prévoyance, les cotisations restent stables (+0,1%) à 5,9 Mds €, dont 3,8 Mds pour les arrêts de travail et la dépendance (+1,1%) et 2,1 Mds € (-1,6%) pour les décès et rentes. Les prestations ont augmenté de 4% l’an dernier, principalement en raison du vieillissement de la population. La retraite supplémentaire progresse de +7,7% à 0,9 Md € “du fait de nouveaux contrats”.

Le résultat net des IP est négatif à -196 Ms €, mais avec des situations contrastées selon les organismes. Les fonds propres atteignent toutefois 14,5 Mds € pour une marge de solvabilité de 312%.
Pour les activités combinées des GPS en assurance de personne, le chiffre d’affaires est de 27,8 Mds €,+2%.

Jean-Paul Lacam souligne 4 “ambitions” pour le Ctip :privilégier le dialogue avec toutes les parties prenantes ; investir dans la prévention et l’innovation ; maintenir de façon pérenne le cadre social et fiscal du contrat collectif et l’étendre aux garanties collectives de dépendance ; assurer la pédagogie du contrat collectif. Sur ce dernier point, le représentant des IP vient d’ailleurs de diffuser “Le vrai/faux du 100% santé”(lien).


Publié dans la Lettre du 20 juin 2019 –
Articles recommandés
Sed ut facilisis vulputate, Curabitur Phasellus felis consectetur